Pourquoi pas

Pourquoi pas entreprendre : Alain Struve

LIVE Instagram du 2 Decembre 2021 – a retrouver en IGTV ici

  • Ronja : Bonsoir à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien. Bonsoir !
  • Alain : Salut, ça va ?
  • Ronja : Oui, très bien ! tu t’es bien installé avec la décoration, je m’attendais à ce que tu sois dans la boutique ! 
  • Alain : Et non, je suis chez moi !

  • Ronja : Pour une fois ! Alors, bonsoir, donc c’est notre live du jeudi soir, et ce soir on va parler du “pourquoi pas entreprendre”. Des vidéos que nous faisons pour partager, inspirer et pour raconter les histoires de chacuns, je ne vais pas dire atypique, mais des histoire sur l’entreprenariat qui peuvent être inspirante pour pas mal de personnes qui nous regardent. Donc bonsoir Alain ! Alain de l’Habit Fait le Moi, je te laisse te présenter.
  • Alain : Merci à toi de m’avoir invité pour le live, je trouve ça une bonne idée de laisser la parole aux entrepreneurs et d’inspirer les gens ou du moins donner envie à des personnes de se lancer dans l’entreprenariat. On sait que c’est un domaine ou les personnes sont un petit peu frileux en général. Je me présente rapidement, je suis Alain, gérant de l’Habit Fait le Moi depuis bientôt ..ans, ça met un petit coup de vieux aha ! L’Habit Fait le Moi est un concept store où on propose une boutique de vêtements hommes et femmes, avec un concept autour du conseil en image, un salon de coiffure dans la boutique ainsi qu’un service de restauration. 

  • Ronja : Parfait. Effectivement, tu as un concept store qui fait boutique, mais aussi une offre de relooking, une variété large, mais dis nous pourquoi tu t’es lancé dans ça. Parce que tu es vraiment sur du multi tâche, tu aurais pu être uniquement sur du relooking, ou bien sur la boutique ou encore le conseil en image, mais tu fais tout !
  • Alain : Je ne fais pas tout à fait tout aha ! Mais oui effectivement j’ai eu vraiment envie d’être le plus polyvalent – moi ce qui me passionne  c’est de ne pas m’ennuyer, de pouvoir laisser libre court à mon activité, et c’est vrai que je suis quelqu’un qui a tendance à vite s’ennuyer donc j’avais envie de pouvoir un petit peu toucher à tout. Après, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, au début j’ai commencé avec la partie relooking, c’était vraiment ça le point de départ. Mais l’activité de relooking touche un petit peu à tout parce que quand on est relooker/conseiller en image, il faut être un peu coiffeur, un peu maquilleur, il faut être styliste, modéliste, morphologue ! Donc c’est un métier où il faut cette capacité à avoir un spectre assez large et donc finalement la boutique concept store avec toutes ses activités au final c’est complètement en lien avec le métier même de conseiller en image – qui est déjà très pluriel.

  • Ronja : Tout à fait, mais pourquoi ce métier ? C’était toujours ton métier ? Tu t’es lancé à la suite de ton parcours scolaire et tu t’es dit “aller, je vais aider les gens qui ne savent peut-être pas comment s’habiller avec leur morphologie,quelles couleurs mettre etc” ? Comment est-ce que tu es arrivé là ?
  • Alain : Alors en fait non, ça n’a pas été une vocation directement, je me destinais à être dans le journalisme ou le cinéma, donc rien à voir ! C’est-à-dire que soit j’étais scénariste, soit journaliste, donc j’ai entrepris des études de littérature dans un premier temps où j’ai un Master de Lettres. Ensuite,je me suis dirigé vers l’édition. Donc c’est sûr que ce n’est pas forcément lié,mais en travaillant sur l’écriture et dans les stages que j’ai pu faire dans des magazines de mode, je me suis rendu compte que ça ne me convenait pas d’être juste spectateur et je voulais être dans l’action. Le milieu de la mode, je savais que je voulais être dedans, parce que j’adore les vêtements, j’adore cet art là. Je voulais donc trouver une voie qui ne soit pas juste le côté mode, dicter la mode, les tendances, connaître les tendancesoù il y a ce côté dans la mode un peu hautaine et méprisant. C’est ce qui me déplaisait un petit peu, donc le conseille en image c’était une façon de travailler dans la mode, mais avec une bienveillance, qui combinait le côté humain, bienveillant et le côté mode. Même moi en tant que personne, j’ai été confronté à un manque de confiance en moi dans ma vie et je me suis rendu compte qu’en travaillant sur moi, sur mon image, ça m’avait aidé à évoluer, donc je me suis dit que ça m’aide moi, ça peut aider les autres.
  • Ronja : Génial, parce qu’effectivement il y a un côté de psychologue, des personnes qui viennent te voir et qui en ressortent en toute confiance – c’est aussi pour ça que nous sommes dans la mode – parce que la mode peut donner le pouvoir de se sentir en forme. 
  • Alain : Je pense que la mode c’est un effet un peu super héro : c’est-à-dire que quand on s’habille bien on se sent un peu comme un super héro, prêt à affronter les problèmes dans la journée, prêt à affronter les gens, ça nous donne de l’aplomb quand on se sent bien dans corps et sa façon de se présenter, ça nous donne de la force,un peu un bouclier pour affronter les soucis du quotidien et pour être dans un bon mood finalement.

  • Ronja : Tout à fait. Alors, tu as déjà un petit partagé des côtés personnels, ton ancienne vie un petit peu, l’expérience dans la mode en tant que journaliste, mais à quel moment tu t’es dit “aller, je me lance dans l’entreprenariat” ? Je sais qu’on a plein de personnes qui regardent, qui ont des idées mais qui ne sont pas liés au métier d’origine, ou qui sont un peu innovateurs, et qui n’osent pas se lancer. Il faut être honnête, ce n’est pas facile de se lancer!
  • Alain : Ce n’est pas facile et c’est un domaine qu’on ne connait pas trop, et encore on en parle un petit peu plus parce qu’il y a des nouveaux régimes qui aident à passer le cap, mais moi j’avais personne de ma famille qui avait une entreprise,qui était patron, je ne connaissais personne. L’idée n’est pas venue de moi, pour mes études je suis parti à New-York avec une amie et c’est elle qui m’a poussé à le faire. Ce nom de conseiller en image je ne l’ai pas eu naturellement à la base, c’est une  amie qui m’a dit “mais Alain tu m’aide à changer mes habilles, tu m’as aidé moi pourquoi tu ne te lances pas dans ça ?” Donc c’est elle qui m’a orienté là-dessus et qui m’a dit que je devrai créer mon entreprise. Moi naturellement, je n’aurai jamais penser à créer une entreprise. Donc l’idée a germée, tout le temps que j’étais à New-York j’ai pris part à pas mal de projets et c’est vrai qu’une fois que je me suis senti armé avec la bonne formation je me suis dit allez let’s go, je tente. C’est là que j’ai découvert le régime de l’auto entreprise, qui venait d’être créé à l’époque et je me suis dit que je risquais rien, si je tombe je me relèverai. Mais c’est vrai qu’on peut quand même attribuer le mérite de me dire que j’ai eu le déclic de l’entreprenariat c’est à ma meilleure amie qui m’a dit de me renseigner – c’était une époque où j’étais un peu perdu et voilà ça c’est fait vraiment comme ça.

  • Ronja : Donc finalement l’impact extérieur et la confiance de se dire que je n’est pas grand chose à perdre comme tu dis. 
  • Alain : Exactement, et ce qui est important je pense c’est d’être bien entouré parce que c’est vrai qu’on en revient à la confiance en soi. A l’époque, je me serai senti des épaules, ou alors ce “don” ou cette sensibilité, je ne l’aurai pas ressortie naturellement, je ne pensais pas que je l’avais, pour moi je faisais les choses naturellement – j’avais une aisance à habiller les gens, mais je ressentait pas. C’est quand mon amie m’a dit “mais ça Alain, il faut que tu en fasses quelque chose”. C’est vrai qu’à l’époque j’aurai pas eu l’aplomb mais il a fallu un minimum  pour franchir le cap.

  • Ronja : Et finalement ça fonctionne très bien, la preuve tu es toujours là, ta boutique est là, ça fonctionne, tu as des clientes très fidèles donc c’était la bonne décision ! Mais effectivement il faut se lancer à un moment même si on a pas prévu ce chemin-là.
  • Alain : Et il faut se lancer et se dire, je pense que le fait que ce projet soit né aux Etats-Unis m’as beaucoup aidé parce qu’en France, je sais pas si tu l’as remarqué, mais il y a une mentalité de “tu rates, c’est de ta faute”, il y a vraiment cette notion de “tu as été nul” et la peur elle vient aussi de là, de cette mentalité française à montrer du doigts. C’est vrai que moi aux Etats-Unis, quand j’ai monté ce projet, tout le monde me disait que c’était super, il y avait un peu un engouement des autres autour de moi parce que là-bas, au contraire, on a tendance à dire vas-y c’est bien, fonces, si tu rates c’est pas grave, t’auras essayé. Et ça c’est pas du tout fait ici, donc c’est vrai qu’en France ont peur parce qu’il y a le regard des autres qui importe beaucoup et qui peut mettre des freins. Si j’ai un conseil à donner c’est de vous dire de mettre des œillères, pensez à vous d’abord et foncez si vous avez confiance en vous les gens auront confiance après. 

  • Ronja : Je suis tout à fait d’accord, l’échec c’est un problème en France, on va d’abord pointer sur l’échec plutôt que sur la réussite, je ne sais pas pourquoi, mais on aime montrer là où ça n’a pas marché. Pourtant il y a plein d’entreprises, d’entrepreneurs pour qui ça a très bien fonctionné. Il y a aussi ceux qui ont eu un échec et qui se relancent dans d’autre chose, on a vu ça il y a quelques semaines avec Carole de Optic For Good qui a un label pour les lunettes durables – Oui elle a créé une entreprise et ça  n’a pas marché, mais elle ne s’est pas arrêté là, elle a créé une deuxième entreprise et aujourd’hui ça marche très bien. 
  • Alain : Génial ! 
  • Ronja : Donc il ne faut pas s’arrêter sur le premier essai.
  • Alain : Oui voilà, et des fois c’est qu’il y a des “bab” perfectibles, ça peut nous aider justement “bon bah j’ai essayé, je ne suis pas dans la bonne direction” et analyser comme on dit, quand on fait des erreurs c’est ce qui permet de grandir, je pense.

  • Ronja : C’est ça. Donc, pour ceux qui ne connaissent peut-être pas, où qui ne sont pas sur Brest parce qu’on a des followers des côtés qui ne sont pas sur Brest, quelque chose que tu as développé pendant le covid c’est les lives. Je souhaite juste mettre un petit point sur ça parce qu’il y a aussi le Alain Part en Live – que je mettrai dans la vidéo – où tout le monde, à partir du moment où ils parlent français, ou même pas,mais qu’ils ont envie de chercher des looks exceptionnels. Donc tu fais des sessions en live, et les looks sont trouvables sur le site web, donc on peut vraiment les acheter de partout. Même pendant le covid tu n’as pas arrêté, tu n’as pas baissé les bras en disant “la boutique est fermée, c’est pas chouette” –  je ne dis pas que pour autant la période était super – mais tu ne t’es pas arrêté. D’où tu prends cette motivation d’aller encore plus loin, et encore plus loin !?
  • Alain : Clairement ça n’a pas du tout été simple, ça a été très compliqué psychologiquement. Je pense que c’est humain en fait, l’humain a un pouvoir et c’est l’instinct de survie, et il fallait que je trouve un moyen de faire vivre mon commerce. C’est vrai que comme tout commerce, on a des charges,on a des salariés qui comptent sur nous, j’ai une équipe que j’adore et qui contribue clairement à la réussite du magasin. Donc voilà, pour moi il était inconcevable que cette crise puisse mettre à mal toutes ces années de travail. Pour autant, je ne voulais pas non plus trahir toutes mes idées, mes valeurs, je ne voulais pas créer un e-shop pour créer un e-shop. Avant d’avoir eu l’idée j’ai eu l’envie de retrouver le contact avec mes clients, et c’est comme ça que l’idée du live est venue. J’en ai fait un directement, sans préparer ni rien et là j’ai vu des clients qui suivaient le compte, venir me parler en direct c’est comme ça que l’idée est venue. J’ai juste appuyé sur le petit bouton “direct” et  super idée, un peu par hasard. Ça m’a mis en lien avec tout le monde, on était tous confinés et on a tous pu se rassembler comme ça. Petit à petit j’ai structuré en faisant un vrai rendez-vous hebdomadaire, d’abord un et ensuite deux, et il y a eu un élan de solidarité et c’est ce qui est super par rapport à cette crise, on s’est rendu compte qu’en tant que commerçant on avait des gens autour de nous un vrai soutien, c’était super, on a reçu tellement d’amour pendant cette période de confinement. Finalement, cette mauvaise phase est devenue positive.

  • Ronja : Je pense que c’est notre qualité en tant qu’entrepreneurs, c’est de ne pas s’arrêter et d’adorer son métier. C’est l’amour du métier, le contact avec les clients que tu adores et c’est ça qui fait que tu dis que tu vas encore plus loin.
  • Alain : C’est ça, c’est le manque du contact du client, le manque du lien et tout ces confinements. 
  • Ronja : Parfait. Notre petit quart d’heure est déjà passé, ça passe très vite, tu le sais tu fais des lives d’une heure / une heure et demi, tu sais que ça passe vite ! Est-ce que tu as un dernier conseil pour ceux qui hésitent, pour ceux qui ne savent pas trop quoi faire, qui veulent se lancer ? Tu as déjà dit de mettre des œillères pour ne pas regarder à gauche et à droite mais uniquement en avant. 
  • Alain : Oui, se faire suffisamment confiance, on en revient à ça. Croire en soi c’est tellement important de se dire que ce je pense et les idées que j’ai ont de la valeurs, on a tellement tendance à se déprécier. Là je vais faire un parallèle avec ce que je fais au quotidien avec mes clients au relooking qui ont tendance à toujours à trouver qu’ils sont pas assez beaux, pas assez grands, fins, dans la vie c’est pareil, on ne se sent jamais légitime ou jamais assez  pour faire quelque chose alors qu’en fait si, on l’est tout autant. Si vous croyez en ce que vous dites, les gens croiront en vous et il faut croire en soi. Pour moi c’est ça et c’est très difficile, donc oui on ne peut pas croire en soi à 100% toute la journée, moi-même il y a plein de moments où je ne suis pas bien, pas content, mais au final il faut rebondir.

  • Ronja : Parfait. C’est un très beau mot de la fin, donc effectivement s’entourer, prendre des forces de notre entourage de temps en temps, mais aller vers l’avant.
    Alors, merci beaucoup ! Le live va bien sûr partie en IGTV et sur notre blog avec tous les liens, toutes les infos pour ceux qui sont sur Brest vous connaissez certainement déjà la boutique, mais peut-être que vous n’avez jamais osé faire la demande pour un relooking, un conseil en  image, une colorimétrie, etc, pourquoi pas ? Osez !
    il y a des bons cadeaux pour Noël, mais il y a aussi plein de chouettes idées cadeaux de Noël sur instagram mais également dans la boutique ! Allez dans la boutique, la vitrine est magnifique, la déco est super ! On se dit à bientôt, merci encore une fois !
  • Alain : C’est un grand plaisir, merci à toi pour l’invitation, c’est un très bon plan.
  • Ronja : Merci beaucoup et à très bientôt !
  • Alain : Merci, au revoir tout le monde.
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