Pourquoi pas

Pourquoi pas entreprendre : Claire Vitu

LIVE Instagram du 20 Janvier 2022 – a retrouver en IGTV ici

  • Ronja : Bonsoir à toutes et à tous. Nous sommes jeudi, il est 19 heures, nous sommes en live ! Cette semaine nous avons une nouvelle invitée, dans le secteur de la cosmétique. Nous allons parler de l’entrepreneuriat ! Claire, de l’Atelier de la Bio’té nous rejoint ce soir ! Bonsoir Claire !
  • Claire : Salut ! Ça va ?

  • Ronja : Oui ça va merci, j’espère que toi aussi ! Merci d’avoir accepté de participer au live. On va commencer tout de suite, sur le sujet de l’entrepreneuriat, pour comprendre ce sujet, est-ce que tu peux te présenter, nous dire ce que tu fais.
  • Claire : Je suis Claire, j’ai 37 ans, je suis maman, je suis gérante d’un institut de beauté éco -responsable à Brest.

  • Ronja : Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, ça s’appelle l’Atelier de la Bio’té, situé à rue Emile Zola à Brest, pour les brestois et alentours ! Qu’est ce que tu proposes dans ton institut ?
  • Claire : On a une partie magasin et une partie institut. On travaille uniquement avec des produits français, bio et engagés dans l’écologie. En institut on propose des épilations, soins corps, soins visage etc. 
  • Ronja : Parfait. Parlons de l’entrepreneuriat : quand as-tu créé ton activité ? Et pourquoi ?
  • Claire : Alors, j’ai ouvert en Novembre 2019 parce qu’à l’époque j’avais arrêté l’esthétique et je voulais reprendre ce métier mais je ne me sentais pas forcément à ma place dans les instituts traditionnels. J’ai voulu créer un institut qui me ressemble et qui change de l’ordinaire.

  • Ronja : Parfait, parce qu’on ne va pas citer les ex employeurs mais effectivement tu étais sur une des chaînes connues en France, tu as fait un parcours un petit classique, ou du moins tu as fait les enseignes classiques auparavant. Qu’est ce qui ne t’a pas plus dans ces enseignes classiques / traditionnelles ?
  • Claire : C’était le côté vente, trop de vente, trop de pression pour vendre. On est obligé d’inventer des problèmes aux clients pour leur vendre plus de produits. En institut on n’a pas le temps de leur parler et on perd complètement ce côté du métier. C’est pas ma façon de faire et c’est pour ça que j’avais quitté cette marque parce que je ne m’y retrouvais plus du tout.

  • Ronja : Donc on peut dire que c’est un manque de lien humain et peut-être de conseils parce que si on est là pour vendre c’est pas le conseil qui est en premier plan.
  • Claire : Oui c’est ça, c’est le chiffre d’affaires.

  • Ronja : Alors, de se libérer de cet axe là, d’un salaire, d’un CDI, d’une situation stable, de se lancer soi-même c’est une étape qui peut faire peur. Comment tu as fait pour te lancer ?
  • Claire : J’ai eu une transition entre les deux. J’ai quitté mon emploi pour un autre projet parce qu’ à la base je voulais arrêter l’esthétique, ça m’avait un peu dégouté. J’ai lancé des ateliers éco-responsables pour apprendre à fabriquer ces produits soi-même. Ça a marché, mais pas suffisamment pour se verser un salaire et en fin de chômage il a fallu que je repense un peu mon projet et c’est là que j’ai voulu retourner en esthétique. Mais je ne voulais pas retourner dans les grandes marques, je ne voulais pas retourner dans ce système là. Je me suis dit dans ces cas là il faut tu créé ton propre institut à ton image ! 

  • Ronja : Très bien. Je pense que ça peut être un bon exemple pour ceux qui cherchent à se lancer, ceux qui hésitent, que finalement, tu as arrêté la partie salariat, tu t’es lancée, ce n’était pas l’activité finale, c’est pas qui apportait assez. Mais, ça a permis de te lancer finalement et de recadrer ton projet. Je pense que c’est important pour ceux qui hésitent de se lancer : ce n’est pas toujours la première idée qui est l’idée finale ou le projet final. 
  • Claire : C’est ça et pour autant je ne regrette pas du tout parce que c’est ce projet qui n’a pas abouti qui m’a aidé à passer le cap de quitter mon CDI justement. Sans ce projet là je ne sais pas si j’aurai osé me lancer.

  • Ronja : Oui, mais c’est parfait. Et tu le dis avec un sourire parce qu’il y a encore plein de monde, quand on parle d’un échec ou que ça ne marche pas, pour qui c’est négatif mais en fait les échecs sont là pour nous faire apprendre et améliorer les projets. 
  • Claire : Complètement ! 

  • Ronja : Donc, un lancement en Novembre 2019, autrement dit c’est 4 / 5 mois avant la première vague de COVID. Comment on fait en tant qu’entrepreneur si on lance son activité et on se prend une pandémie qui dure quelques années tout de suite. Comment tu fais pour garder le moral parce que tu as tout le temps le sourire, de bonne humeur ! 
  • Claire : Je ne sais pas, j’avance. Après, tout n’est pas toujours rose, le troisième confinement ça commençait à être compliqué. Mais je me dis que c’est comme ça et que de toute façon on en verra d’autres et il faut y aller, une fois qu’on est dedans on tient bon ! 

  • Ronja : Oui et c’est un bon conseil, de ne pas baisser les bras, de se dire qu’on a pas le choix, qu’on fait avec.
  • Claire : Oui, c’est ça et on verra comment ça évolue ! J’ai eu de la chance d’avoir une clientèle qui nous a beaucoup soutenu, qui était là à chaque réouverture, donc forcément ça fait du bien au moral et ça donne confiance : à chaque confinement on sait qu’on rouvrira dans de bonnes conditions.

  • Ronja : Parfait. ca doit être les brestois, parce que l’interview avec Alain de l’Habit Fait le Moi, c’était très similaire parce qu’il disait que c’est ces clients qui lui ont porté durant cette période compliqué, qui ont montré leur soutien, ils étaient là à chaque réouverture, chaque LIVE shopping etc. Tant mieux !
    Pour ceux qui hésitent de se lancer, de quitter leur emploi, de commencer leur propre projet, tu as vécu tout ça, un petit échec,aujourd’hui tu as ton atelier, tu as une salarié donc tu as embauché durant les années COVID, ça fonctionne bien, c’est quoi ton conseil à ces personnes ?
  • Claire : Franchement, allez-y ! On a qu’une vie et quand on croit en ces projets ça ne peut qu’aller. Comme on disait tout à l’heure, si le premier projet ne marche pas, c’est qu’il y a quand même autre chose qui nous attend derrière. Je pense qu’il faut vraiment croire en ces projets et avoir confiance en soi. Même si c’est pas évident, c’est important de se rendre compte qu’on a les moyens de réussir, je pense que tout le monde a les capacités de le faire.

  • Ronja : De très bons conseils ! On reste sur le même sujet d’oser, d’y aller etc : tu l’as dit tout de suite quand tu t’es présentée : tu es maman ! Comment tu combles le côté maman et entrepreneuse ? Parce qu’il y a des personnes qui ont cette crainte que ce soit compliqué. Comment cette double disquette fonctionne pour toi ?
  • Claire : Alors, quand j’ai lancé mon entreprise, Nolan n’était pas petit, il avait 9 ans donc assez autonome. Après, c’est un rythme qu’on a pris tous les deux, c’est un nouveau rythme, les enfants s’adaptent. On trouve du temps pour être avec eux donc il y a un équilibre qui se crée naturellement. Par exemple, le soir j’étais avec lui et je reprenais l’ordinateur quand il était au lit, donc il y a pleins de choses dont il ne s’est pas forcément rendu compte. Encore une fois il n’était pas tout petit donc voilà.

  • Ronja : C’est sûr, après je pense qu’effectivement c’est à chacun de voir comment ils ressentent les choses. Mais effectivement c’est souvent un des sujets : j’ai un enfant, comment je peux faire ? A 9 ans, l’enfant a toujours besoin de te voir, ils ont besoin d’accompagnement, les devoirs d’école etc. 
  • Claire : Oui,après c’est mon tempérament, mais je pense qu’il ne faut pas trop se poser de questions et avancer au jour le jour. Si on se projette trop, ça ne se passera pas comme ça, et c’est là qu’on risque de se prendre un mur et que la déception risque d’être grande. Alors que si on avance au fur et à mesure c’est plus simple. Après moi j’élevais Nolan toute seule quand j’ai ouvert, donc je n’avais pas de soutien de quelqu’un d’autre, mais ça se fait. En avançant au jour le jour, ça se fait ! 

  • Ronja : Alors, parfait, je pense que ça peut donner de la force aux autres qui ne sont peut-être pas sûrs, qui ne sont peut-être pas seuls, bien sûr ça rajoute une couche et c’est dur, mais ça peut aider à savoir tout ça. Est-ce que, faire jour par jour, rebondir, c’est aussi ton conseil pour les périodes un peu plus dures ? Parce que ça peut arriver qu’il y ait des journées où ça roule moins, où finalement ça ne marche pas très bien. En fait, dans l’entrepreneuriat il y a des hauts et des bas, mais comment tu gères les bas ?
  • Claire : Alors, haha, il y a quand même quelques petites angoisses ! Il faut peut-être être en contact avec d’autres. Par exemple, quand j’ai des périodes calmes, je vais un peu voir avec les autres commerçants comment ça se passe chez eux, et en effet c’est normal ! C’est plus facile, et si eux ont du monde et que nous on en a pas, ça permet de se questionner et de se demander pourquoi et aussi de se mettre en question sur certaines choses. Voilà, d’essayer de travailler la communication aussi. On se remet en question  un peu plus oui. 

  • Ronja : Alors, effectivement, l’échange peut apporter énormément d’infos, mais la remise en question fait du bien de temps en temps, même pour trouver d’autres idées qu’on a pas aborder avant, parce qu’on y a pas pensé etc. Même toi, sur ton commerce, son fonctionnement, et je vais le dire, parce qu’on a aussi des personnes qui regardent qui ne sont pas sur Brest, pour faire un massage oui c’est mieux de venir sur Brest, par contre pour les produits que tu vends, ils sont disponibles sur ton site web.
  • Claire : Oui, c’est ça, on fait des livraisons partout 

  • Ronja : Voilà et ce n’était pas le cas au tout début de ton activité.
  • Claire : Non, ça a commencé avec le premier confinement justement.
  • Ronja : Voilà, alors aujourd’hui ça peut être un bon moyen pour ceux qui ne peuvent pas venir sur Brest, mais peuvent quand même découvrir les produits ! Don c’est déjà une bonne chose, et pour rappel c’est uniquement des produits naturels, que je peux fortement recommander parce que je suis cliente de ta boutique ! Alors, notre petit quart d’heure est passé, est-ce que tu as un dernier conseil pour les personnes qui souhaitent se lancer ?
  • Claire : Quand mes clientes me disent qu’elles ont des projets, à chaque fois je leurs explique comment ça c’est passé pour moi et en général ça les remotive et j’en ai quelques unes qui se sont lancées dernièrement. Je trouve ça trop cool parce qu’on a qu’une vie et il faut pas avoir de regrets, il faut se lancer, si on rate on trouvera toujours une porte de sortie ! 

  • Ronja : Parfait, donc, pour toutes et tous qui regardent, lancez-vous, il n’y a pas d’heure, essayez, quitte à faire un échec mais on reprend tout de suite après ! 
  • Claire : Oui c’est ça, l’échec nous permet d’avancer ! 
  • Ronja : C’est ça, mais la langue française nous fait dire qu’un échec, mais c’est un début de rebondissement ! 
  • Claire : C’est ça, une première marche ! 

  • Ronja : Parfait, alors merci beaucoup Claire pour ce moment. On  va mettre la vidéo en IGTV, pour tous ceux qui sont sur Brest, foncez, on ne l’a pas dit mais tu es bien évidemment ouvertes pour les femmes et pour les hommes – il y a tout ce qui est soins, bien-être etc mais il y a aussi tout ce qui est maquillage, conseil de maquillage pour les mariage, les évènements, les poses de vernis etc. Donc n’hésitez pas, si vous petes femme ou homme, c’est vraiment top, si vous êtes à Brest ou alentours, ou la prochaine fois en vacances en Bretagne ! Regardez son site web, soyez inspiré et lancez-vous !
  • Claire : Oui ! Merci Ronja ! 
  • Ronja : Merci beaucoup, très bonne soirée et à bientôt ! 
  • Claire : Merci,à bientôt !

beenhere

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