Pourquoi pas

Pourquoi pas entreprendre : Jean-François Leroy

LIVE Instagram du 27 Janvier 2022 – a retrouver en IGTV ici

  • Ronja : Bonsoir à toutes et à tous ! Nous sommes jeudi, il est 19 heures, nous sommes en live ! Nous restons toujours sur le même sujet, sur l’entreprenariat, sur la question de pourquoi pas se lancer et entreprendre. Aujourd’hui, notre invité est Jean-François, le fondateur de Zenviron. Bonsoir Jean-François, merci d’avoir accepté l’invitation. Je te laisse te présenter, ainsi que ton activité – qu’est ce que Zenviron ?
  • Jean-François : Bonsoir, donc je suis Jean-François, j’ai 54 ans, je me suis lancé dans l’entrepreneuriat il  y a un petit peu plus de trois ans. 

  • Ronja : D’accord, et donc à ce moment-là, tu as co-créé Zenviron, mais qu’est ce que c’est ?
  • Jean-François : Je suis parti dans le cadre d’un PSE au niveau de l’entreprise, et on a eu l’opportunité avec Eric, mon associé, de créer quelque chose qui s’appelle Zenviron. Alors, pourquoi Zenviron, le concept était de s’apercevoir depuis des années, on avait le même ressenti quand on se promenait à un endroit, que ce soit proche de chez nous ou en vacances, c’était compliqué de trouver des informations, il fallait aller sur le site de l’office de toursime, faire des recherches assez fastidieuses sur Google. Donc on s’est dit pourquoi est-ce qu’on aurait pas un petit guide qui serait dans la poche et qui permettrait de simplement pouvoir découvrir, en fonction des thématiques du moment, ce qu’on a autour de soi. 
  • Ronja : Vous avez créé un petit guide livre de poche ! 
  • Jean-François : On a créé un petit guide, numérique, de poche. Qui a commencé par exister sur une application mobile, et qui s’est ensuite déclinée sous forme de carte interactive sur le site internet. Le principe est simple : au lieu de devoir taper sur un moteur de recherche, on sélectionne des icônes et automatiquement on voit ce qui est défini autour de soi, à l’aide de la géolocalisation. Nous avons tout de suite l’information, sachant que ça ne remplace pas un guide, mais l’objectif c’est de se déplacer pour découvrir la petite pépite, la plage ou le port, voilà. Ça marche aussi bien sur tout ce qui est lieux et événements. 
  • Ronja : Parfait. Donc, une application qui, finalement, est destinée à toutes et tous qui souhaitent découvrir son environnement différemment, ou plus en détails, soit parce qu’on est sur des lieux qu’on ne connaît pas ou parce qu’on souhaite les re découvrir. 
  • Jean-François : Tout à fait, et ça a eu une portée importante pendant la période COVID – comme on avait une limite en termes de kilomètres où on pouvait se déplacer, ça permettait de voir pas mal de choses qui étaient méconnues, à côté de chez nous.

  • Ronja : Parfait. Alors, tu l’as déjà dit, Éric et toi vous avez eu l’idée de créer ce guide de poche, pour faciliter l’approche, mais d’où vient cette idée exactement !? Parce qu’Eric et toi n’avez pas fait Zenviron toute votre vie, comment vous en êtes arrivés là ? Comment est venue l’idée de se dire “aller, on se lance, c’est parti”
  • Jean-François : C’est un concours de circonstance. On travaillait dans la même entreprise, et Eric avait eu une aventure d’entrepreneuriat dans d’autre domaine, celui de la navigation de plaisance. Donc, il avait déjà travaillé dans la cartographie, géolocalisation, application mobile – le fait est que son application avait trouvé un écho sur les utilisateurs, mais n’avait pas trouvé de modèle commercial. Parce que bien entendu, lorsqu’on essaie de se lancer, il ne faut pas faire quelque chose que pour se faire plaisir, il faut aussi en vivre. Donc, suite à cela, moi qui avait une expérience dans un domaine de valorisation de territoire, suite à mandat sur une commune, je me suis dit qu’il faudrait adapter ce qu’il a fait pour la partie collaborative cartographie, à quelque chose qui pourrait être associé à un modèle commercial. C’est de ça qu’on est parti. On est parti d’une base et on l’a fait évoluer.

  • Ronja : Ok, donc, sur le sujet de l’entrepreneuriat, vous êtes sur la partie tech, startup, tous les mots clés modernes qu’on entend aujourd’hui. Maintenant la question qui fâche, vous ne venez pas d’une école de commerce, n’avez pas vingt ans, et vous lancez votre entreprise. Je pense, alors d’abord, ça peut inspirer plein de monde, parce que je pense que certaines personnes n’osent plus se lancer une fois le cap des 30 / 35 ans passé. Mais, est-ce que c’est un frein ou un avantage ?
  • Jean-François : Alors, c’est vrai qu’en plus en ce moment j’accompagne des jeunes ingénieurs dans le cadre de “Fabrique ta pépite” et ils ont l’âge de mes enfants. Donc, ça peut être vu comme un frein, mais je pense que même si on regarde un peu dans la littérature, l’âge moyen pour lancer son entreprise c’est entre 35 / 40 ans, même si en ce moment on est sur des âges qui diminuent. Je dirai qu’il n’y a pas d’âge, il y a juste un concours de circonstances qui fait que le statut de la famille, les contraintes familiales associés à ça, d’avoir la bonne idée, l’opportunité, le marché prêt pour se lancer. Voilà, moi je pense que ça peut être un frein dans sa tête mais il faut y aller, il faut se lancer. Moi ça me faisait longtemps que ça me trottait, il a fallu qu’il y ait une évolution au sein de mon entreprise pour que je me lance. C’est comme dans beaucoup de choses, si on est motivé on y va.
    C’est pas que de la techno, je tiens à préciser, ça ressemble beaucoup à de la techno, il n’y a pas tous les mots qui résonnent et qui plaisent aux investisseurs – l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle… – nous on était pas dans cet optique là, on était là pour faire déplacer les gens. Donc, on a identifié un axe d’innovation au sens usage. L’innovation, c’est important de le dire, c’est pas que de la techno, ça peut être innovation d’un point de vue modèle commercial, d’un point de vue usage ou voilà. Donc, c’est pas le super truc qui te permet de rester chez soi et te balader dans un musée, nous l’objectif c’était d’y aller dans le musée. Je n’ai rien contre ces technos là ! Aujourd’hui ce qu’on veut c’est faire déplacer les gens et les faire découvrir cette partie méconnue.

  • Ronja : Parfait. Du coup, sur toute cette aventure, tu l’as dit, il y a des motivations, des idées, l’idée de te lancer te travaillait avant, est-ce qu’il y a eu un moment déclencheur ? Le moment que tu t’es dit, aller, on y va, on se lance, on crée l’entreprise.
  • Jean-François : Ca a été le PSE – le Plan de Sauvegarde de l’Emploi – où on a eu l’opportunité de partir et on c’est dit, on part parce qu’on a un soutien financier qui nous permet d’avoir quelques années Pôle Emploi. Et c’est ça qui nous a dit, voilà, ça nous laisse un petit peu de latitude pour pouvoir le faire – parce qu’on a investi de notre temps pendant deux ans pour créer la plateforme, l’application et tout ce qui va avec. 

  • Ronja : Même ça, je trouve ça très intéressant ce que tu viens de dire, parce que vous auriez pu voir ça comme un échec. Effectivement, l’aide de Pôle Emploi c’est bien mais je ne pense pas que tout le monde qui se retrouve dans la même situation que vous se lance dans l’entreprenariat. Il y a ceux qui souhaitent rester dans la stabilité, essayer de trouver un autre poste.
  • Jean-François : Oui c’est sûr, et il est clair qu’on a pas regardé d’un point de vue équivalent salaire, on a regardé d’un point de vue épanouissement personnel et sur le fait que si on se lance, on va maîtriser de A à Z, de la création à la vente, et c’est nous qui allons décider. S’il y a des conneries faites, ce sera les nôtres et on saura réagir le plus rapidement possible.

  • Ronja : On va faire le lien avec le modèle économique. Aujourd’hui, Zenviron c’est effectivement l’application, le site web, la découverte de l’environnement, mais quel est le modèle économique ? On est dans une création d’entreprise, on cherche aussi à gagner de l’argent, donc qui paye et qui ne paye pas ?
  • Jean-François : Alors, c’est un modèle hybride. C’est à dire qu’il y a des utilisateurs,comme moi, comme toi, comme ceux qui vont télécharger l’application après avoir regardé ce live, on ne va rien leur demander : pas de compte, pas de carte bancaire ; ils téléchargent, utilisent la géolocalisation et ils s’en servent. C’est important d’avoir des utilisateurs et d’un autre côté c’est important d’avoir des gens qui contribuent à mettre du contenu. Donc, nous, on contribue à mettre du contenu générique qui vient de l’open data, ou d’information de type des bases centralisées comme DATA TOURISME, DATA GOUV (…) mais, l’intérêt c’est de permettre à nos clients potentiels, de s’abonner et de pouvoir enregistrer leur propre contenu. Donc, nos clients aujourd’hui on adresse les collectivités, les communautés de communes, les offices de tourisme. C’est vrai que la conjoncture actuelle n’est pas propice pour un développement rapide, mais, néanmoins, on a nos premiers clients qui sont satisfaits. Le modèle c’est un modèle d’abonnement, donc les mots qui plaisent bien, le cloud etc, ils s’abonnent à ce service et à partir de ce service, ils ont une interface web qui leur permet de gérer leur contenu, de le publier – lorsqu’ils le publient, c’est automatiquement sur l’application mobile et la carte interactive. Donc, on s’abonne pour accéder à un espace pour avoir de l’hébergement et gérer du contenu. C’est un abonnement de 12 mois renouvelable.

  • Ronja : Donc, autrement dit, et je ferais le liens avec ça, parce qu’on a fait une vidéo avec Carole sur les lunettes écologiques : j’aimerai faire un appel : à tous ceux qui regardent la vidéo, téléchargez l’application ,allez la découvrir vous-même. Il n’y a rien de mieux que de tester vous-même, regarder vous même votre environnement. Mais, aussi, j’aimerai que vous donnez un petit coup de pouce à Zenviron : la prochaine fois que vous êtes dans un office de tourisme, posez leur la question s’ils connaissant Zenviron, s’ils travaillent avec, posez la question à vos communes, à vos maires etc – parce que la solution est très innovante et facile à utiliser, mais c’est aussi à nous d’être consom’acteurs, donc agir dans le bon sens et faire sa part pour aider et faire avancer les choses. 
  • Jean-François : Merci beaucoup pour cet appel. Sachant, qu’en plus, si vous avez l’application vous pouvez proposer des choses qui ne sont pas dessus, parce qu’aujourd’hui nous n’avons pas l’exhaustivité – nous avons un peu plus de 45 000 points sur toute la France, à peu près 4 500 / 5000 points en Bretagne. Mais, si vous voyez un petit lavoir, chêne qui est multi centenaire ou quelque chose comme ça, prenez-le en photo, vous l’ajoutez et vous le proposez. Nous on va le modérer et on l’intègre, donc vous aurez vous aussi participé à valoriser un petit peu votre territoire.

  • Ronja : Encore mieux ! On se rapproche de notre petit quart d’heure, donc on va fermer la boucle sur l’entreprenariat : si là, aujourd’hui, et tu l’as dit avant, tu accompagnes des jeunes ou des créateurs d’entreprise sur d’autre projets, ton conseil pour ceux qui n’osent pas, ce serait quoi ?
  • Jean-François : Déjà, il faut se dire qu’on a une idée, mais que cette idée va évoluer. C’est rare d’avoir la bonne idée tout de suite – et souvent, l’idée que l’on a, on a peut-être pas finaliser le modèle commercial et donc c’est à travers son réseau proche, les initiatives qu’il y a dans la région parce qu’il y en a énormément pour pouvoir participer à des concours, intégrer des présentations d’incubateurs, et ne pas avoir peur de présenter, de présenter aux autres.Mais il ne faut pas avoir peur des critiques, parce que les critiques ce sont des critiques positives qui vont permettre de faire avancer. Si on reste obtu et qu’on se fixe à son idée, on a 9 chances sur 10 pour que ça soit une super idée qui ne rapporte rien. Donc, il  ne faut pas hésiter à en parler autour de soi, de tester le marché et l’aventure commence ! Et surtout, ne pas hésiter à regarder les différents financements parce que maintenant on a des financements en amont qui peuvent être intéressants. De plus, il y a énormément de solutions technologiques, si c’est dans le monde du digital, pour pouvoir tester gratuitement. On a tous les outils, ce qu’il faut c’est les agencer et d’avoir la petite idée qui va évoluer. Même nous, aujourd’hui ce qu’on propose, on est en train de travailler sur d’autres marchés, on ne se limitera pas au tourisme. Il faut savoir rebondir, il faut savoir être réactif et savoir écouter ! C’est à travers les retours qu’on aura de nos réseaux proches et après potentiels des personnes qui seront intégrées qui nous permettront d’avancer.
  • Ronja : Parfait. Je n’aurai pas pu mieux dire. 
  • Jean-François : Super, pourtant on ne s’est pas concertés avant ! 
  • Ronja : Non, non on n’échange pas sur les questions réponses avant, pour pouvoir faire ça en réel et en live sous ce format ! aha.
    Merci beaucoup Jean-François, je pense que ton histoire peut inspirer plusieurs personnes pour qu’elles se lancent, et que finalement ils n’ont peut-être pas le profil typique du jeune qui sort tout juste d’une école et qui lance une application, et pourtant c’est absolument justifié, c’est une bonne idée, ça fonctionne, donc voilà. 
  • Jean-François : Merci pour cet échange. Je peux dire que j’ai un mail qui sera communiqué si des personnes souhaitent échanger, je suis là et on peut parler.

  • Ronja : Voilà, alors, on va mettre la vidéo en replay sur notre page instagram, et également sur notre blog sous format écrit. Mais oui, n’hésitez pas à faire un petit email, à faire un message sur Instagram. De toute façon, je compte sur vous pour suivre Zenviron, de télécharger l’application, d’en parler autour de vous, à vos offices de tourismes, vos élus pour qu’on pousse les choses ensemble et plus loin.
  • Jean-François : Merci pour votre soutien et à bientôt ! 
  • Ronja : Merci très bonne soirée !

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