Pourquoi pas

Pourquoi pas le féminisme – avec Laurie Raphalen

LIVE Instagram du 9 Septembre 2021 – a retrouver en IGTV ici

Bonsoir à toutes et à tous,

C’est la toute première fois que Bag Affair lance un live. La première fois qu’on commence un nouveau format – une nouvelle idée. Alors, juste un petit instant. 

Je commence avec une petite introduction et suite à cela on passe une invitée direct – parce que pourquoi ce live ? Pourquoi on lance tout ça ? En fait, ça va être des live chaque semaine – chaque jeudi à 19h, donc c’est quelque chose de nouveau. Pourquoi c’est nouveau, pourquoi on fait ça ? Et bien pourquoi pas !?

Bag Affair est né sous le signe du féminisme sous le signe de l’entrepreneuriat sous le signe de  la mode, si c’est la mode il faut la faire durable et donc dans tout ça sous la question de  “pourquoi pas?”  Pourquoi ne pas se lancer ? Pourquoi ne pas commencer un business ? Pourquoi ne pas aller vers l’avant ? Et donc, sous ce sujet de “Pourquoi pas?”, aujourd’hui on va aborder effectivement le sujet de “Pourquoi pas le féminisme?” –  pour cela, nous avons une invitée qui est Laurie Raphalen, qui va vous expliquer un peu plus, on va échanger environ 1/4 d’heure-20 min. 

Avant ça : une petite annonce que je vais répéter à la fin : nous allons également faire une transcription écrite, un petit peu traditionnelle, comme avant,  sur notre blog. Vous allez de 1, avoir  le live chaque semaine chaque jeudi 19h sur des thématiques différentes, et de 2 vous pouvez le retrouver chaque semaine sur notre blog. Ca peut être une bonne solution pour les mals entendants, mais aussi, en tant que allemande, si je prononce un mot vraiment à côté de l’idée vous l’avez aussi à l’écrit et du coup vous trouverez tous les sujets, vous trouverez bien sur les liens, vous trouverez toutes les informations de nos invités et comme ça vous allez avoir la facilité de juste revenir en arrière. Bien sûr, il va être aussi igtv donc vous allez retrouver la vidéo, il  n’y a aucun souci. Voilà on s’est dit on va faire les deux, l’écrit c’est encore un autre format c’est peut être plus facile. 

Alors, donnez-moi un petit instant.

Dans quelques instants, Laurie va nous rejoindre – j’espère bien.

  • Ronja : Ah Bonsoir ! 
  • Laurie : Bonsoir 

  • Ronja : Alors voilà dans la vie de l’entrepreneur c’est ça, pour juste pour ajouter un peu : la vie c’est plein de rendez-vous;  il y avait un rendez-vous pour moi, un peu en retard c’est pas pour autant que je vais pas faire le rendez-vous à 19h mais du coup je suis pas au bureau. Aujourd’hui je suis  accueillie dans la maison de l’Allemagne, à Brest, pour les brestois c’est juste à côté des Capucins. Voilà, on va échanger un peu mais pas sur le sujet d’où je suis mais sur toi ! Alors, Laurie, tu es la fondatrice, ou tu as d’abord fondé “Un trésor dans mon placard” et aujourd’hui tu es un peu plus sur la partie coaching. En deux/trois phrases, parles-nous un peu de toi : qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi ? Comment? 
  • Laurie : Alors qu’est-ce que je en fait ? Je suis coach en accompagnement professionnel donc j’accompagne les femmes qui ne sont plus satisfaites dans leur travail, à évoluer dans leur carrière. Alors que ce soit en évolution interne ou bien reconversion. Comme tu l’as évoqué tout à l’heure, il y a une évolution : j’ai souhaité conserver le nom “ Un trésor dans mon placard “ parce que, pour la signification : nous avons toutes et tous des talents singuliers dont on ne sait pas  forcément les reconnaitres, et l’entreprise ne sait pas les identifier. Donc c’est vraiment encore cette notion là cette idée là, qu’on a des trésors en nous mais qu’on ne sait pas forcément les exploiter pleinement.

  • Ronja : Bien, alors déjà moi je connais un peu ton activité alors ça a l’air très chouette ! Donc tu aides les femmes à se retrouver, à s’épanouir, à aller un peu plus loin,  de s’assumer mais comment ça ? Pourquoi ? Comment as- tu as eu l’idée ? Est-ce que tu as eu un élément déclencheur ? C’est quoi ta motivation ? 
  • Laurie : En fait tout simplement déjà moi c’est mon domaine initial : ça fait 18 ans en fait que je suis dans les ressources humaines, dans l’accompagnement professionnel. Pourquoi les femmes? Parce que c’est des choses que j’ai pu constater sur le terrain : elles vont plus se mettre en retrait qu’elles vont pas oser et surtout qu’elles vont attendre ;d’ailleurs on appelle ça le syndrome du Prince Charmant :  attendre une augmentation, attendre une promotion (…) voilà se dire que je vais bien faire mon travail et que quelqu’un va le remarquer et que sans que j’ai rien à demander on va me proposer cette augmentation ou cette promotion. Mais non, ça ne se passe pas comme ça. 

  • Ronja : Effectivement, souvent ça ne se passe pas comme ça et pourtant les hommes qui vont le demander ils vont l’avoir beaucoup plus vite ! Bon je suis plus que d’accord avec toi donc cette, comment dire, cette prise de parole, la prise de confiance, c’est hyper important, et, pourtant,  c’est notre sujet d’aujourd’hui –  tu le dit toi-même, tu n’es pas féministe ! Pourquoi ? 
  • Laurie : Alors, pourquoi ? Je déteste les étiquettes !Parce qu’en fait une fois qu’on s’enferment dans une case qu’on se dit voilà je me présente comme féministe écologiste ou enfin peu importe c’est comme si en fait il avait toute une liste de comportement attendu et qu’on devait s’y conformer et dès qu’il y a un petit écart, là on nous tombe dessus ! Donc moi je suis sans étiquette, je suis mes convictions et voilà ! Dans ma carrière j’ai aussi accompagné des hommes, donc je ne suis pas non plus fermée à ça !

  • Ronja : Tout à fait ! Alors, on va quand même rester sur le sujet effectivement des femmes et du féminisme aujourd’hui ! Sur ça, un autre élément que tu abordes aussi dans ton podcast – parce que pour ceux qui ne te connaissent pas encore, c’est aussi un podcast qu’on recommande fortement,autour des mêmes sujets : confiance en soi, prise de parole (…) des choses hyper intéressantes – venant de quelqu’un qui a déjà écouté la plupart des épisodes! Tu vas même un peu sur ton parcours personnel pour vraiment montrer des exemples et aller vers l’avant. Tu parles effectivement souvent de ce syndrome d’imposteur – ou d’impostrice – si on veut vraiment le dire comme ça – la partie du manque de confiance des femmes et l’impact d’événements. Mais d’où vient ce manque de confiance qu’on retrouve chez nous, chez les femmes?  
  • Laurie : En fait ça vient de l’éducation, ça intervient très très très jeune. C’est une forme “d’attente”  on a des attentes qui vont être différentes envers les petits garçons comme envers les petites filles. On n’en a pas forcément conscience, c’est aussi bien véhiculé par les hommes que par les femmes elles-mêmes. Et ça se traduit ne serait-ce qu’avec les jouets: les petites filles elles vont avoir leur poupon ; elles vont prendre soin (…) C’est quelque chose qui va rester par rapport aux attentes qu’on va nourrir par rapport aux femmes:  rester dans le prendre soin ; alors que le garçon lui va être plus conquérant, voilà on va plus associer la famille à la femme et la carrière à l’homme. Et c’est depuis tout petit et c’est des choses qu’on va intégrer sans même qu’on ait à nous le dire vraiment, qu’on nous le formalise mais c’est des choses comme ça dans des gestes des choses qu’on va voir qu’on va reproduire. 

  • Ronja : Et donc un petit conseil de ta part? Parce que effectivement pour peut être vraiment apprendre à prendre la parole, toute cette partie là c’est plus qu’un échange de 10 minutes, mais est ce que tu as quelque chose qui peut aider à la fin de journée, nous les femmes de prendre un peu de confiance ? Un exemple peut-être ?
  • Laurie : Alors en fait je pense à 2 choses :  déjà principalement alors la confiance ça a quelque chose de particulier – c’est à dire que c’est une comparaison donc on va se dire bah tiens cette personne elle est confiante moi je suis pas confiante. Mais la chose c’est qu’on va regarder la confiance est quelque chose de contextuel :  personne n’est jamais confiant dans toutes situations ou dans tous les domaines. Quand on va se comparer à une personne on va se comparer à là où elle est peut être, dans sa zone de génie où elle excel, ou elle a des connaissances, une expertise qu’on n’a pas forcément mais nous on a des domaines de prédilection des domaines dans lesquels on se sent vraiment dans notre élément et où là d’autres personnes n’ont pas forcément ce même niveau que nous. Donc un conseil facile à appliquer –  enfin assez facile –  c’est de se reconnecter en fait là où on se sent vraiment dans notre élément. Et là tout de suite il n’y a pas photo; de toute façon dès lors qu’on se replonge dedans on voit bien que c’est quelque chose qui va nous animer et ça se ressent même physiquement quand on parle de quelque chose qui nous passionne on a un débit de parole qui s’accélère, le ton plus assuré. Voilà des choses comme ça donc c’est au lieu de se dire je n’ai pas confiance : c’est dans quoi et dans quel domaine que j’ai confiance en moi pour se dire bon bah il y a des domaines où j’ai confiance en moi et qu’est-ce qu’il fait qu’est-ce que je peux faire pour me me mettre le plus possible dans ces situations où je suis dans mon élément ? 

  • Ronja : Est-ce que tu peux faire –  je suis sûr que tu peux le faire parce que tu l’apporte dans d’autres sujets –  faire le lien effectivement vers la mode ? Nous on est dans la mode dans le texte au sens large, quel impact la mode au sens large à dans tout ça ? 
  • Laurie : Alors il faut déjà savoir globalement que environ – après ça dépend des études – mais environ 55% de notre communication passe par le non-verbal et le vêtement est intégré dans le non-verbal. Donc c’est déjà un moyen de communication important envers les autres et envers soi-même. On le voit bien de toute façon,  chacune sait  que l’on a des vêtements dans lesquels on va se sentir plus confiante. Par exemple, quand on a un rendez-vous important et bien plutôt privilégier déjà ce type de vêtements on va pas avoir à se poser 1000 questions on a déjà en fait ce vêtement qui nous apporte un certain niveau de confiance et forcément ça va jouer sur notre attitude. C’est là le lien qu’on peut faire avec avec le vêtement. Mais quand on veut travailler par exemple sur le leadership ou le charisme,  le vêtement est un élément à prendre en considération. 

  • Ronja : Parfait ! Alors pour conclure car on approche la fin, est-ce que tu as une petite anecdote que tu as vu ces dernières années chez les femmes ou chez les hommes, où  tu dis bah il faut vraiment changer ou alors c’est peut être un exemple à suivre ? Quelque chose, ça peut être dans les 2 sens où effectivement ton travail a porté ses fruits ou à montrer qu’ il faut faire autrement ? 
  • Laurie : Alors il a vraiment une chose, après c’est vraiment personnel, mais voilà je vous en fait part puisque tu me poses la question ! Les quotas dans les entreprises notamment dans les comités de direction, il y a des quotas de femmes qui sont définis. Alors à la base c’est une mesure qui bien évidemment est faite dans une bonne intention, mais dans la réalité c’est un peu, parfois, ça peut être contre-productif surtout pour une femme qui a déjà le syndrome de l’imposteur :  si elle est promu,  alors j’ai entendu en plus que parfois il y a même certaines entreprises qui disent “J’ai un quota à faire donc voilà quoi” donc là c’est juste horrible. Mais même sans ça, c’est de se dire : est-ce que j’ai été promu parce que je suis une femme ou est-ce que c’est parce que j’ai les compétences pour occuper ce poste ? Et là c’est juste terrible de se retrouver avec cette incertitude et de se dire bon bah voilà il va falloir que je prouve vraiment que je suis à ma place et que je mérite ce poste. Et là je vais en faire 2/3/4 fois plus qu’un homme qui ne va pas se poser la question de s’ il a sa place ou s’ il n’a pas sa place. 

  • Ronja : C’est sur, le mot carrière ou faire une carrière ou tout cet univers là, a toujours été  lié énormément au terme “homme”. Le mot businessmen revient en tête pour tout le monde, le mot businesswoman personne n’en parle ! Mais quelque chose au sujet des quotas que je vais rajouter :  la plupart des entreprises ont un quota “d’égalité” – oui, ils utilisent le terme “d’égalité” – qui n’est pas 50/50 , donc souvent dès qu’ils ont 30/35/ 40%  de femmes, on arrive déjà vers l’égalité. Personnellement, je trouve toujours un peu drôle parce que si on fait le calcul, l’égalité c’est 50/50  ! Mais voilà, on est encore un peu loin. 

D’abord merci beaucoup à toi ! Est ce que tu as quelque chose à rajouter? 

  • Laurie : Après c’est un sujet tellement vaste, mais surtout ce qui est important en fait c’est que pour juste faire un petit point, c’est qu’on est éduqué d’une certaine façon avec des croyances. Bien évidemment ces croyances on peut les dépasser ! C’est important.
    Je pense que le fait de se dire que c’est impossible rend les choses impossibles, et c’est  en ouvrant les choses; en disant que finalement c’est peut-être possible – je peux y arriver, là au contraire,  ça va ouvrir le champ des possibilités. 

  • Ronja : Effectivement,juste pour finir quelque chose qu’on n’a pas dit dès le début, tu n’es pas à Brest sinon on aurait pu faire ça en tête à tête, l’une à côté de l’autre, mais tu fais du coaching aussi en distanciel si je suis bien informée.
  • Laurie :  Oui oui ! 

  • Ronja : Pour les  femmes et les hommes – ça dépend des coaching – et partout en France. Il  ne  faut pas se limiter effectivement,  donc on va mettre dans l’IGTV tes coordonnées, comme  ça tout le monde peut aussi retrouver ton site qui est toujours un trésor dans mon placard comme dit au début. Et suite à ça sur notre blog. Merci infiniment d’avoir pris ce pas et de t’être lancée avec moi aujourd’hui pour la première fois en live ! Pour rappel, pour tous les autres : chaque jeudi,et aujourd’hui, à 19h, on se retrouve en live sur Instagram sur les sujets de “Pourquoi pas?” donc “Pourquoi pas le féminisme ?”on a répondu à cette question là . “Pourquoi pas l’entrepreneuriat?” “Pourquoi pas la mode éthique?” 
    Donc merci à tout le monde qui était là en live. On va le partager après pour tous les autres et sur le blog. Merci Laurie, on se dit à bientôt, c’est toujours moins facile de se voir mais j’espère à très bientôt ! 
  • Laurie : Merci à toi ! 

  • Ronja :  Passe une très belle soirée, et à vous toutes et tous qui nous regardent. 
  • Laurie : Merci et bonne soirée à tous ! Au revoir 
  • Ronja : Au revoir ! 

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